retour article original

jeudi 27 juillet 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Haïti (3ème partie) : Mars 2004
AP, 19 mars 2004

Les troupes françaises se déploient dans le nord d’Haïti


Entrée des libérateurs d’Haîti à Cap-Haïtien, le 22 février 2004

Environ 200 soldats français sont arrivés à Cap-Haïtien et ont commencé à se déployer dans le nord d’Haïti, vendredi 19 mars 2004, avec pour mission de sécuriser la région afin que les organisations humanitaires puissent distribuer la nourriture et les autres aides dont la population a tant besoin, ont annoncé des responsables militaires français.

Haïti et Saint-Domingue


Avec 500000 habitants, Cap-Haïtien est la deuxième ville du pays. Plusieurs zones du nord du pays étaient isolées par des barrages routiers dressés par les rebelles, qui bloquaient l’acheminement d’eau, de nourriture et de carburant.

Outre les 200 soldats à Cap-Haïtien, environ 140 légionnaires sont aux Gonaïves, au nord de Port-au-Prince.

Distribution de nourriture aux Gonaïves, le 17 février 2004, après la libération de la ville par les insurgés

C’est dans cette ville qu’avait commencé la révolte armée qui avait contribué à la destitution du président Jean-Bertrand Aristide.

Gérard Latortue, Premier ministre par intérim, prévoyait de se rendre, samedi 20 mars 2004, aux Gonaïves, d’où il est originaire.

Le Premier ministre Gérard Latortue

Cette visite était coordonnée avec les troupes françaises et américaines, a indiqué Xavier Pons, porte-parole du contingent français.

Les troupes américaines continuaient, vendredi 19 mars 2004, de patrouiller dans la capitale, et devaient se déployer dans le sud et l’est.

Des militaires chiliens ont remplacé les Marines à l’aéroport de Port-au-Prince.

Soldats chiliens sur l’aéroport de Port-au-Prince, le 4 mars 2004

Plus de 300 soldats canadiens attendaient l’arrivée de 400 hommes supplémentaires la semaine prochaine.

Les troupes étrangères aident aussi à désarmer les bandes armées, dont certaines soutiennent Jean-Bertrand Aristide. Leurs efforts ont été accueillis tièdement. Elles ont rencontré insécurité et méfiance dans un pays où les promesses faites aux pauvres n’ont presque jamais été tenues.

"S’ils veulent qu’on dépose nos armes cette fois, ils feraient bien de nous donner une bonne raison", a déclaré Jacques Pierre, qui habite à Cité Soleil.

Les habitants de ce bidonville en bord de mer ont donné, mercredi 17 mars 2004, aux troupes françaises, une cinquantaine de pistolets, fusils et mitrailleuses. Un geste symbolique.

Remise d’armes, à Port-au-Prince, le 17 mars 2004

"J’ai donné mon pistolet, mais si l’on ne voit pas bientôt des écoles et des cliniques dans notre quartier, nous trouverons d’autres armes. Nous nous battrons pour le changement, avec des machettes s’il le faut", a averti Jacques Pierre.

Les armes déposées mercredi 17 mars 2004 étaient les premières récoltées par la campagne de désarmement.

Par ailleurs, l’ambassadeur américain en Haïti James Foley a confirmé, vendredi 19 mars 2004, que les Etats-Unis avaient demandé au Canada d’extrader Oriel Jean, qui était chef de la sécurité sous Aristide. Agé de 39 ans, il est soupçonné de trafic de drogue.

Associated Press

James Foley

Si vous souhaitez soutenir l’activité du site web interet-general.info, et si vous souhaitez promouvoir la politique d’intérêt général qu’il préconise, vos dons sont les bienvenus sur le compte de la Banque cantonale de Genève No Z 3267.34.01 Clearing bancaire (CB) : 788 IBAN CH48 0078 8001 Z326 7340 1

Compte de chèque postal : 12-1-2

Veuillez libeller les chèques au nom de : interet-general.info

Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source