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mercredi 22 février 2017
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AP, 20 mars 2004

Haïti : Butteur Métayer dépose les armes et laisse le contrôle des Gonaïves aux troupes françaises

Suivi d’un commentaire


Arrivée de troupes françaises aux Gonaives

LES GONAIVES, Haïti (AP) - Le dirigeant rebelle haïtien Butteur Métayer a annoncé, vendredi 19 mars 2004, que ses hommes déposeraient les armes samedi lors d’une rencontre avec le Premier ministre Gérard Latortue prévue aux Gonaïves.

Butteur Métayer (à droite, une bouteille à la main), aux Gonaives, au début de l’insurrection haïtienne


"Nous remettrons toutes les armes avec lesquelles nous avons combattu", a déclaré Butteur Métayer lors d’un entretien à l’Associated Press.

Il n’a pas précisé si ses hommes garderaient des armes qui n’ont pas servi dans la rébellion qui a mené au départ du président Jean-Bertrand Aristide.

"Pour faire la paix, la première chose que nous voulons, c’est déposer les armes. Nous sommes prêts et nous le voulons", a-t-il ajouté, sirotant une bière sur les marches de sa maison des Gonaïves.

Un autre rebelle de la ville, Winter Etienne, a également affirmé que ses hommes déposeraient leurs armes.

Haïti

Butteur Métayer a fait savoir qu’il obtiendrait un port d’arme pour sa protection personnelle après avoir rendu les armes, suggérant que les autres rebelles en fassent autant.

Ses déclarations interviennent alors que 140 légionnaires français sont arrivés, vendredi 19 mars 2004, aux Gonaïves, ville du nord de l’île d’où est partie la rébellion.

Soldats français aux Gonaives, le 19 mars 2004

Butteur Métayer a annoncé qu’il confiait le contrôle de la ville aux troupes françaises. "A partir de maintenant, la sécurité des Gonaïves ne sera plus dans mes mains. Nous allons pouvoir avoir du calme et nous laisserons les Français faire", a-t-il assuré.

Butteur Métayer est le chef du gang qui a lancé la rébellion en s’emparant de la ville des Gonaïves. Il a reconnu qu’il terrorisait auparavant les adversaires d’Aristide.

Sa milice, surnommée l’"Armée cannibale", aujourd’hui rebaptisée Front de résistance de l’Artibonite, avait été armée par le président dans ce but.

Associated Press

Les libérateurs d’Haïti aux Gonaives, le 11 février 2004

Commentaire

L’article de l’Associated Press se garde de mentionner que le frère de Butteur Métayer, Amiot Métayer, a été assassiné sur ordre de Jean-Bertrand Aristide. C’est à la suite de cet assassinat que Butteur Métayer s’est retourné contre Jean-Bertrand Aristide.

Amiot Métayer, abattu par des tueurs à la solde de Jean-Bertrand Aristide

D’autre part, n’en déplaise à ceux qui veulent dénigrer l’insurrection haïtienne, l’ex-"armée cannibale" a participé de manière décisive à la libération d’Haïti. Même si on a pu déplorer d’inévitables règlements de comptes dans les zones libérées, la population n’y a jamais vécu dans un climat de terreur comparable à ce qu’ont connu les habitants de Port-au-Prince, demeurés otages des gangs de tueurs du parti Lavalas.

On relèvera que ceux qui s’efforcent de dénigrer les libérateurs d’Haïti sont généralement les mêmes que ceux qui ferment si complaisamment les yeux sur les crimes de Jean-Bertrand Aristide...

Frank BRUNNER

Tandis que Jean-Bertrand Aristide jouit paisiblement de la fortune volée au peuple haïtien...

Une femme tient un restaurant de rue, dans le bidonville de Cité Soleil, à Port-au-Prince, le 18 mars 2004

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