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dimanche 30 avril 2017
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© SDA-ATS News Service, 22 mars 2004

Suisse : Le canton de Genève accuse un déficit de 459 millions de francs en 2003

Suivi d’un commentaire


Vue de Genève

GENÈVE - Les comptes 2003 du canton de Genève ont viré au rouge. Ils affichent un déficit de 459 millions de francs, alors que le budget prévoyait un excédent de recettes de 87 millions. Cet écart s’explique par une dégradation brusque de la conjoncture.


"Nous nous sommes trompés", a admis le président du Conseil d’Etat genevois, Robert Cramer. Celui-ci a néanmoins relevé la difficulté de l’exercice. La conjoncture s’est retournée extrêmement rapidement et sur le moment, il n’est pas aisé de prendre la bonne décision, a précisé le magistrat.

Robert Cramer

En 2003, les impôts perçus auprès des entreprises ont rapporté 26 % de moins que budgété. Le manque à gagner pour l’Etat se chiffre à 247 millions de francs. Du côté des personnes physiques, l’erreur d’estimation n’a été que de 7 %, ce qui représente toutefois une différence de 244 millions de francs.

Le degré d’autofinancement de l’Etat de Genève a atteint - 55 % en 2003.

Conséquence des mauvais comptes, et en tenant compte du sauvetage de la Banque cantonale de Genève, la dette prend l’ascenseur. Elle atteint dorénavant 11,54 milliards de francs. Elle n’était que de 9,96 milliards de francs en 2002.

© SDA-ATS News Service

Les échiquiers du parc des Bastions, à Genève

Commentaire

Les dirigeants politiques suisses sont choisis, au sein des partis, en fonction de leur conformisme et de leur aptitude à couvrir les magouilles de ce milieu. C’est ce qu’on appelle avoir "l’esprit consensuel".

Qu’ils se disent "de gauche" ou "de droite", la plupart des politiciens sont totalement incompétents et d’une foncière malhonnêteté intellectuelle.

Depuis des décennies, ce milieu se contente d’ânonner les prédictions des prétendus "experts économistes" et d’appliquer la politique de fuite en avant néolibérale. Les politiciens affectent toujours d’être surpris par les conséquences logiques de cette politique, et préconisent, à titre de "remède", la poursuite de cette fuite en avant...

Ainsi, le dernier président élu à la tête du parti "socialiste" suisse a tellement intériorisé les dogmes néolibéraux qu’il est incapable de concevoir une autre politique que la politique néolibérale et se prête, par avance, à toutes les "concessions" sociales que les milieux patronaux voudront lui extorquer sous prétexte de "compétitivité internationale". Il aurait aussi bien pu être choisi par les syndicats patronaux.

Vue de Genève

Ce sont ces politiciens incompétents et cyniques qui manipulent la définition du chômeur et diminuent la durée des indemnités de chômage, afin de faire diminuer le chômage dans les statistiques ; qui prêchent le "sacrifice" d’autrui alors même qu’ils piquent dans la caisse tant qu’ils le peuvent ; qui se vantent d’une diminution du déficit de l’Etat afin de ne pas parler de l’explosion de l’endettement des finances publiques, etc...

La tour Baudet, siège du gouvernement cantonal de Genève

A Genève, les politiciens ont fait voter une diminution des impôts -au profit des plus riches- en affirmant qu’il en résulterait une amélioration des recettes. Et ils affectent l’étonnement parce que les recettes fiscales se sont effondrées tandis que la dette augmentait.

Ensuite, ces mêmes politiciens reviendront prêcher le sacrifice d’autrui, en expliquant qu’il faut tailler dans les dépenses sociales afin de rembourser la dette publique. Ils nous resserviront leur blabla sur "la solidarité avec les générations futures" -dont ils se moquent éperdument-, censée justifier le sacrifice des générations présentes...

Et, alors même qu’ils diminueront les dépenses sociales, ils jetteront l’argent par les fenêtres pour des dépenses de prestige, ils continueront de se remplir les poches, et aggraveront la situation générale, sans jamais raisonner au-delà de la prochaine manif ou de la prochaine magouille. C’est précisément ce qui les rend tellement populaires aux yeux du citoyen lambda...

Manifestation contre le G8, à Genève

En Suisse, au moment des élections, les électeurs ont le choix entre des escrocs de gauche, des escrocs du centre et des escrocs de droite. C’est cette liberté de choisir entre des escrocs de toutes tendances qui caractérise une "démocratie" de nos jours...

Comme il n’est guère motivant d’élire des escrocs, une forte proportion d’électeurs s’abstient systématiquement de voter.

Frank BRUNNER

Vue de Genève

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