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jeudi 23 mars 2017
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AFP, 14 octobre 2006

Corruption : Le Congrès des Etats-Unis exige la démission d’un élu ayant plaidé coupable


Vue du Capitole, siège du Congrès des Etats-Unis

WASHINGTON (AFP) - L’état-major de la Chambre des représentants américaine a exigé, vendredi 13 octobre 2006, la démission d’un élu de la majorité du président Bush convaincu de corruption, Bob Ney.

Etats-Unis


La sentence de Bob Ney doit être fixée le 19 janvier 2008. Il a formellement présenté, vendredi 13 octobre 2006, à un juge, l’accord conclu avec l’accusation en septembre, aux termes duquel il a reconnu avoir "sollicité et accepté une série d’avantages se chiffrant en dizaines de milliers de dollars, en échange d’actes officiels". Sa collaboration à l’enquête sur le réseau de corruption mis en place par l’ancien lobbyiste, Jack Abramoff, devrait, lui, permettre de voir sa peine de prison réduite à 27 mois, alors qu’il était techniquement passible de 10 ans de prison.

Bob Ney

"Il n’y a pas de place pour lui au Congrès. S’il ne choisit pas de démissionner, nous prendrons des mesures pour l’exclure immédiatement, ce sera notre première initiative quand le Congrès reprendra ses travaux en novembre", ont déclaré le président de la Chambre, Dennis Hastert, et le chef de la majorité, John Boehner, dans un communiqué commun. Le porte-parole de la Maison Blanche, Tony Snow, a également déclaré "il doit démissionner". Cette affaire a permis à M. Snow de dénoncer chez M. Ney un problème de personne plutôt que de parti. "Je crois qu’il est important que tout le monde se comporte comme il faut, démocrates ou républicains. Que vous ayez de l’argent dans votre freezer ou des squelettes dans vos placards, vous devez veiller à régler l’affaire", a dit le porte-parole présidentiel.

Tony Snow

Connu pour avoir rebaptisé "frites de la liberté" les frites ("French Fries" en anglais) servies dans les cantines de la Chambre des représentants, pour protester contre la politique française avant la guerre en Irak, Bob Ney est le deuxième parlementaire républicain à plaider coupable de corruption en moins d’un an, après le californien Randy Cunningham, en prison pour avoir touché des pots-de-vin. De quoi permettre à la chef de l’opposition, Nancy Pelosi, de dénoncer encore une fois la "culture de corruption" régnant selon elle dans les allées du pouvoir républicain.

Randy Cunningham

L’opposition démocrate a fait de la lutte de la corruption un de ses arguments de campagne pour les élections parlementaires du 7 novembre 2006. Elle a toutefois dû modérer ses attaques depuis que l’un de ses élus, William Jefferson, a été accusé en mai par la police fédérale (FBI) d’avoir caché 90000 dollars dans son congélateur. Mais au-delà de la corruption, Mme Pelosi a également dénoncé la "longue habitude (qu’ont les républicains) de protéger les élus" de leur parti, dans une allusion transparente à un scandale sexuel très embarrassant pour la majorité du président Bush, accusée de n’avoir pas su empêcher les flirts entre l’ancien élu républicain Mark Foley et des lycéens travaillant au Congrès.

Mark Foley

L’affaire Abramoff menace également l’ancien chef de la majorité, Tom DeLay, un allié fidèle de la Maison Blanche, contraint de quitter le Congrès l’été dernier en raison de son inculpation dans une affaire de financement électoral. Reconnu coupable de sa participation à l’affaire, un ancien employé de la Maison Blanche, David Safavian, devrait pour sa part connaître sa peine le 27 octobre 2006.

Agence France Presse

Jack Abramoff

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