retour article original

mardi 21 mai 2013
Google



Vous êtes ici Accueil du site Informations internationales Afrique Tunisie
Reuters, 7 novembre 2006

Tunisie : Zine ElAbdin Ben Ali promet plus d’ouverture politique


Radhia Nasraoui, agressée par la police

TUNIS (Reuters) - Le président tunisien, Zine ElAbdin Ben Ali, s’est engagé, mardi 7 novembre 2006, à réformer le système politique, aujourd’hui étroitement contrôlé, pour l’ouvrir à une "concurrence équitable". S’exprimant à l’occasion du 19e anniversaire de son arrivée au pouvoir, le chef de l’Etat, âgé de 70 ans, a par ailleurs promis d’autoriser les inspections inopinées des centres pénitentiaires.

Tunisie


"Le choix du pluralisme est irréversible", a-t-il affirmé. "Les partis politiques, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, sont les composantes de l’équation démocratique et d’une concurrence équitable et doivent atteindre un seuil d’efficacité qui leur permette d’assumer leur rôle du mieux possible." "J’invite les partis politiques, les organisations nationales et les intellectuels à approfondir leur réflexion (...) et à nous exposer leurs points de vue et leurs propositions", a poursuivi le président qui, selon le gouvernement, est décidé à instaurer progressivement un véritable système démocratique.

Zine ElAbdin Ben Ali

Une dose de pluralisme a été introduite au début des années 1980, mais la vie politique reste largement dominée par le Rassemblement constitutionnel démocratique, dont Zine ElAbdin Ben Ali est issu, auquel la loi attribue 80 % des sièges parlementaires. Les 20 % restants sont ouverts aux candidats de six partis d’opposition.

Radhia Nasraoui, agressée par la police

Si, à la différence de la plupart des pays du Maghreb, la Tunisie échappe aux critiques de ses alliés occidentaux, elle le doit à ses performances économiques et à ses succès dans la lutte contre le fondamentalisme religieux, estiment les mouvements de défense des droits l’homme, qui dénoncent les méthodes répressives du régime. Evoquant le sujet, le chef de l’Etat a déclaré que le président du Haut Comité des droits de l’homme et des libertés fondamentales, nommé par les pouvoirs publics, avait "le pouvoir d’effectuer des visites sans préavis dans les institutions pénitentiaires et de réhabilitation, les centres de garde à vue et de détention préventive (...)".

Reuters

Radhia Nasraoui, agressée par la police

Radhia Nasraoui, agressée par la police

Si vous souhaitez soutenir l’activité du site web interet-general.info, vos dons sont les bienvenus sur le compte de la Banque cantonale de Genève No Z 3267.34.01 Clearing bancaire (CB) : 788 IBAN CH48 0078 8001 Z326 7340 1

Compte de chèque postal : 12-1-2

Veuillez libeller les chèques au nom de : interet-general.info

Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source