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vendredi 24 mars 2017
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AP, 25 mars 2004

Le gouvernement ivoirien sur le qui-vive avant la tenue, jeudi 25 mars 2004, d’un défilé de protestation


ABIDJAN (AP) - Le gouvernement ivoirien a déployé, mercredi 24 mars 2004, des chars et des véhicules blindés sur des sites stratégiques et ordonnée la fermeture des établissements scolaires du pays, de peur que la grande manifestation, prévue jeudi 25 mars, à l’appel des chefs d’opposition ivoirienne ne dégénère.


Le défilé, appelant à une application plus rapide de l’accord de paix de 2003, sera le premier mouvement de protestation de grande ampleur organisé contre le gouvernement du président ivoirien Laurent Gbagbo depuis la fin d’une guerre civile de neuf mois en 2003.

Le Front populaire ivoirien au pouvoir accuse les partis d’opposition de fomenter un coup d’Etat. Les gardes présidentiels de Laurent Gbagbo ont ainsi qualifié le centre de la ville de "zone rouge" qui sera défendu par tous les moyens jeudi 25 mars 2004.

Les partis d’opposition ont affirmé de leur côté que le défilé aura lieu malgré l’interdiction officielle des manifestations par le gouvernement.

Dans un discours diffusé sur la télévision d’Etat, le président ivoirien a déclaré que les partis d’opposition avaient "le souhait manifeste de défier l’autorité de l’Etat" et qu’ils devraient "renoncer des actions qui pourraient compromettre sérieusement le progrès du processus de paix".

"Le défilé ne sera pas pacifique", a déclaré le chef du Front populaire Laurent Akoun, ajoutant que des actions menées contre les manifestants seraient "de la légitime défense".

Mercredi 24 mars 2004, les forces de sécurité ivoiriennes ont procédé à des fouilles et à des arrestations dans les quartiers pauvres d’Abidjan. Ils ont tiré des salves en l’air et battu plusieurs personnes, selon les habitants.

Mercredi 24 mars 2004, le président du Ghana John Kufuor a rencontré les principaux chefs politiques du pays pour tenter d’apaiser les tensions avant la manifestation de jeudi 25 mars.

En dépit des accords de paix de Marcoussis signés sous l’égide de la France, la Côte d’Ivoire reste divisée entre un sud géré par le gouvernement et un nord contrôlé par les rebelles.

Associated Press

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