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Le Monde, 18 novembre 2006

Informations internationales : La conférence de Nairobi sur le climat n’accouche que de mesures limitées


Un village au Groenland

La douzième conférence des Nations Unies sur le changement climatique, qui s’est ouverte, le 6 novembre, à Nairobi, a achevé ses travaux, vendredi 17 novembre 2006 au soir. La prochaine se tiendra, en 2007, à Bali, en Indonésie, a annoncé le président de la conférence, le ministre de l’environnement kényan, Kivutha Kibwana, qui a salué une "conférence historique". "D’importantes décisions ont été prises concernant nos motifs de préoccupation, restés longtemps sans réponse", a-t-il ajouté. De son côté, un négociateur occidental relevait, narquois : "Petites ambitions, grandes réussites !" La révision du protocole de Kyoto, qui devra permettre de déboucher sur de futurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre, ne s’ouvrira qu’en 2008. Aucun délai n’a été fixé pour l’aboutissement de ces discussions.

Un puits au Tchad


Les Etats industrialisés parties au protocole de Kyoto, dont la première période d’engagement expire en 2012, se sont accordés sur la nécessité de réduire de 50 % les émissions de gaz à effet de serre. Cette diminution devrait permettre de rester sous un seuil de réchauffement maximal de + 2°C, seuil défendu par les négociateurs de l’Union européenne. Mais la révision du protocole de Kyoto ne s’ouvrira qu’en 2008.

Les effets du réchauffement climatique à Alcora, en Espagne, en mai 2005

La conférence a défini les critères de gouvernance d’un fonds d’adaptation destiné à soutenir les pays en développement face aux défis du changement climatique. Le fonds pourrait être opérationnel dès 2007. Reste à en attribuer la gestion à l’organisme qui répondra à ces critères de gouvernance. Le Fonds pour l’environnement mondial sera probablement chargé de cette mission. La conférence a reconnu la nécessité d’une meilleure répartition des projets MDP (dispositif d’aide aux pays en développement prévu par Kyoto) dans les pays les plus démunis, en insistant sur la nécessité de renforcer les capacités et les infrastructures de ces pays. Le système des Nations Unies doit être mis à contribution pour les y aider.

Vue du désert de Namibie

Nairobi a retenu le constat selon lequel la déforestation dans les pays en développement représente de 20 % à 25 % des émissions mondiales de CO2, soit davantage que l’ensemble des secteurs du transport (14 %), selon les chiffres donnés par le rapport Stern. La conférence s’est aussi accordée sur la nécessité d’attribuer un prix à chaque arbre sauvé : un atelier spécial sera organisé au début de l’année 2007 pour envisager les moyens de rémunérer les efforts des pays qui protègent leurs forêts.

Vue de la forêt équatoriale

Le débat, politique et technique, est renvoyé à la conférence de 2007 : il a opposé les gros émetteurs de CO2, les pays industrialisés, producteurs de pétrole, mais aussi la Chine et l’Inde -dont les économies sont fondées sur le charbon-, aux pays en développement (dont le Brésil) qui font valoir les incertitudes technologique du CCS et leurs craintes que ces projets ne divertissent l’aide aux projets de développement durable. Mais pour beaucoup d’observateurs, il ne sera pas possible de réduire de 50 % les émissions de gaz à effet de serre dans le monde sans en passer par cette technologie.

Avec AFP

Un livreur de charbon à Beijing, en Chine

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