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dimanche 30 avril 2017
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AFP, 6 février 2007

Informations internationales : 58 pays s’engagent à Paris contre le recrutement des "enfants soldats"


Un enfant soldat des FARC en Colombie

PARIS (AFP) - Cinquante-huit pays se sont engagés, mardi 6 février 2007, à Paris, pour la première fois, sur un ensemble de mesures pour empêcher le recrutement des enfants soldats et "lutter contre l’impunité" de ceux qui utilisent des mineurs dans les conflits armés. Ces engagements, appelés les "principes de Paris", ont été pris à l’issue d’une conférence internationale de deux jours sur ce fléau qui touche 250000 mineurs à travers le monde.

Des enfants soldats à Bunia, en République démocratique du Congo, en 2003


"Pour la première fois, les Etats s’engagent solennellement à appliquer et respecter les principes de la lutte contre le recrutement et l’utilisation des enfants dans les conflits armés", a annoncé le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy. Dans ces "engagements", qui n’ont pas de valeur juridique contraignante, les Etats promettent de "lutter contre l’impunité, enquêter et poursuivre d’une manière effective les personnes qui ont illégalement recruté des enfants âgés de moins de 18 ans dans des groupes ou des forces armés". Ce texte ajoute que les crimes commis contre des enfants devraient être écartés de dispositions d’amnistie qui seraient conclues dans le cadre d’accord de paix.

Un enfant soldat

Parmi les signataires figurent dix des douze pays où, selon l’ONU, des enfants sont utilisés comme soldats, dont le Soudan, le Tchad, l’Ouganda, la République démocratique du Congo (RDC), la Colombie, le Népal et le Sri Lanka. Les deux autres pays touchés, la Birmanie et les Philippines, ne participaient pas à la conférence.

Agence France Presse

Un enfant soldat

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