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AFP, 29 mars 2004

L’Egypte propose d’organiser le sommet arabe au Caire le 16 avril 2004


Vue du Caire

SANAA (AFP) - Le président yéménite Ali Abdallah Saleh et son homologue égyptien Hosni Moubarak ont convenu, dimanche 28 mars 2004, après un second entretien téléphonique, que le sommet arabe, renvoyé sine die par la Tunisie, se tiendrait au Caire le 16 avril 2004, a indiqué un responsable du bureau du président yéménite.

Mohamed Hosni Moubarak


"Le président yéménite Ali Abdallah Saleh et le président égyptien Hosni Moubarak ont convenu lors d’un second entretien téléphonique ce soir que le sommet arabe se tiendrait au Caire le 16 avril 2004 et que le secrétariat de la Ligue arabe préparerait la réunion", a indiqué le responsable qui a requis l’anonymat.

Ali Abdallah Salih

Le président yéménite a appelé plusieurs dirigeants arabes et le secrétaire général de la Ligue Amr Moussa pour discuter de la nécessité de tenir le sommet dès que possible au Caire, selon le responsable.

Mais un porte-parole de la Ligue à Tunis, Hicham Youssef, a indiqué que la situation en était au même point et n’a pas pu confirmé l’annonce faite par Sanaa. "Nous n’avons pas été officiellement informés d’une date", a-t-il déclaré à l’AFP, ajoutant que des "centaines de coups de téléphone" avaient été passés entre les ministres des Affaires étrangères et le secrétaire général de la Ligue "sur les démarches à entreprendre dans les prochains jours".

Scène de rue au Caire

L’Egypte, consternée par la décision tunisienne de reporter le sommet arabe, a promptement réagi pour tenter de reprendre l’initiative en proposant d’accueillir "au plus vite" au Caire le sommet.

Mais la Tunisie a affirmé son "droit à organiser le sommet arabe", critiquant ainsi implicitement l’Egypte -sans la nommer- pour son offre d’accueillir le sommet. "La Tunisie reste attachée à son droit à organiser le sommet", a affirmé une "source responsable" du ministère tunisien des Affaires étrangères, s’étonnant "des tentatives de certaines parties d’occulter les raisons véritables du report" du sommet.

Amr Moussa et Habib Benyahia

Au Caire, des sources proche du bureau du président égyptien ont indiqué que plusieurs dirigeants arabes, dont le prince héritier d’Arabie saoudite Abdallah ben Abdel Aziz et le roi Abdallah II de Jordanie avaient "en principe" approuvé la tenue du sommet dans la capitale égyptienne. Le président syrien Bachar al-Assad a également accepté cette éventualité, ainsi que le président yéménite, ont ajouté ces mêmes sources.

Bachar Al Assad

La Tunisie a tenté de justifier le bien-fondé du report du sommet arabe qu’elle a renvoyé sine die pour cause de divergences sur les réformes dans le monde arabe, un coup de théâtre sans précédent mettant en pleine lumière les dissensions profondes dans la région.

Abdallah 2

La Tunisie a motivé sa décision par le fait que "des dissensions sont apparues dans les positions sur certains amendements qu’elle avait présentés et qu’elle considère essentiels, en ce qui concerne les réformes, le développement et la modernisation de notre monde arabe", avait annoncé à la presse le secrétaire d’Etat tunisien aux Affaires étrangères, Hatem ben Salem.

Il s’agit d’un fait sans précédent dans les annales de la Ligue arabe, fondée en 1945. Malgré les divergences souvent nombreuses entre ses membres, jamais un sommet n’avait été reporté après le début des réunions ministérielles préparatoires, a indiqué un responsable de la Ligue.

Agence France Presse

Scène de rue au Caire

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