retour article original

dimanche 26 mars 2017
Vous êtes ici Accueil Informations internationales Afrique Côte d’Ivoire
AFP, 1er mars 2007

Côte d’Ivoire : Des journalistes interrogés après des articles sur Laurent Gbagbo


Vue d’Abidjan

ABIDJAN (AFP) - Plusieurs journalistes ivoiriens ont été convoqués par la justice, à la suite de la publication d’articles mettant en cause le président, Laurent Gbagbo.

Côte d’Ivoire


Deux journalistes du "Nouveau Réveil", un quotidien proche du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, ex-parti unique, aujourd’hui dans l’opposition) ont été convoqués et gardés à vue, mardi 27 mfévrier, dans le cadre d’une enquête pour "offense au chef de l’Etat", ont indiqué ces sources. Ils ont ensuite été relâchés et doivent être à nouveau interrogés, vendredi 2 mars, par la justice, a indiqué le procureur de la république du tribunal du Plateau d’Abidjan, Raymond Tchimou. Mardi 27 février 2007 également, deux journalistes du quotidien "L’Inter" (indépendant) ont été convoqués et interrogés par la justice, ont indiqué le quotidien et plusieurs organisations, dont le Conseil national de la presse (CNP).

Laurent Gbagbo

Ceux de "l’Inter" étaient convoqués à propos d’un article, publié le 5 février, accusant le président d’avoir empoché un bonus personnel en marge de l’accord amiable de 100 milliards de FCFA (152 millions d’euros) signé par l’Etat ivoirien avec la multinationale Trafigura dans l’affaire des déchets toxiques d’Abidjan, expliquait, jeudi 1er mars, le journal. Les journalistes du "Nouveau Réveil" étaient interrogés sur un dossier publié le 21 février 2007 et intitulé "Les 100 "crimes" inédits de Gbagbo", qui recensait diverses affaires depuis 2000, des disparitions d’opposants et de journalistes locaux et étrangers aux déchets toxiques d’Abidjan, a-t-on appris auprès du quotidien.

Une décharge de déchets toxiques à Abidjan

Dans un communiqué commun, les organisations de presse et associations de journalistes ivoiriennes, ont souligné que "la peine d’emprisonnement est exclue pour les délits de presse" aux termes de la loi ivoirienne. Les convocations de journalistes par la justice ivoirienne sont restées relativement rares ces derniers mois, au cours desquels en revanche le camp présidentiel a repris le contrôle des médias d’Etat comme le quotidien gouvernemental "Fraternité Matin" ou la Radio Télévision ivoirienne (RTI).

Agence France Presse

Un vendeur de journaux à Abidjan

Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source