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samedi 24 juin 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Iran (1ère partie) : Du 12 janvier 2004 au 23 juin 2004
AFP, 28 mars 2004

L’Iran reprend le cycle d’enrichissement de l’uranium


Le dôme de la mosquée de Shah Abbas, à Ispahan

TEHERAN (AFP) - L’Iran a repris le travail dans un secteur clé du cycle d’enrichissement du carburant nucléaire, a indiqué un responsable iranien dimanche 28 mars 2004, semblant faire machine arrière après un accord avec l’agence atomique des Nations Unies selon lequel il s’était engagé à suspendre cette activité.

La mosquée du vendredi, à Ispahan


"La phase expérimentale du processus d’enrichissement dans les infrastructures d’Ispahan a débuté et avant la fin de cette phase, dans les 20 prochaines jours, la production expérimentale de cette infrastructure commencera", a déclaré ce responsable du dossier nucléaire iranien, Gholam Reza Aghazadeh, à la télévision d’Etat.

"L’usine de traitement de l’uranium d’Ispahan produira de la matière première pour le cycle d’enrichissement", a-t-il ajouté.

L’usine d’Ispahan fait partie des infrastructures de conversion de l’uranium qui raffinent cette matière pour produire des matières pouvant servir à la production d’uranium enrichi.

Les coupoles du bazar, à Ispahan

L’Iran avait passé un accord avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sous l’égide de la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne en 2003 selon lequel il s’engageait à suspendre l’enrichissement d’uranium et toutes les activités qui lui sont liées.

Soupçonné par les inspecteurs de l’ONU de cacher sous ses activités d’enrichissement un programme de développement d’armes nucléaires et sous la pression internationale, l’Iran avait néanmoins revendiqué son droit à produire du carburant nucléaire à des fins civiles, conformément au Traité de non-prolifération (TNP).

M. Aghazadeh a indiqué que "la suspension volontaire de l’enrichissement de l’uranium en Iran a démontré sa volonté de gagner la confiance de l’AIEA et, en vertu des ordres édictés par le secrétariat du Conseil suprême de la sécurité nationale, l’Organisation de l’énergie atomique iranienne va suspendre dans ce domaine la construction de ces infrastructures", sans donner plus de précisions.

La télévision d’Etat a cependant commenté ces déclarations en disant que le centre de technologie nucléaire d’Ispahan, situé près du centre de cette ville historique, ne faisait "pas partie de l’accord avec l’AIEA".

Le Conseil suprême de la sécurité nationale iranien (organe qui regroupe les plus hautes autorités iraniennes autour des questions de sécurité) est dirigé par Hassan Rohani, chargé des discussions avec l’AIEA et qui a négocié l’accord de 2003 avec les trois Etats européens.

Hassan Rohani

M. Aghazadeh, qui est aussi l’un des vice-présidents de la République islamique, a confirmé que le directeur de l’AIEA, Mohamed ElBaradei se rendrait en Iran, le 6 avril 2004, pour des entretiens "avec des responsables de haut rang".

Mohamed El Baradai

Il s’agira de la troisième visite en Iran depuis février 2003.

Le responsable a également confirmé qu’une équipe d’inspecteurs de l’AIEA actuellement présente en Iran avait visité, dimanche 28 mars 2004, l’usine d’enrichissement d’uranium de Natanz située à 250 km au sud de la capitale iranienne.

Agence France Presse

Les installations nucléaires de Natanz

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