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dimanche 25 juin 2017
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Micheline Calmy-Rey et son bilan à la tête du Département genevois des Finances

par Frank BRUNNER


Vue de Genève

Micheline Calmy-Rey, actuellement ministre des Affaires étrangères de la confédération suisse, est mise en cause à propos de son action à la tête du Département genevois des Finances, alors qu’elle était conseillère d’Etat (ministre de l’exécutif cantonal).

On peut prendre connaissance de cette affaire en lisant l’article de François Baertschi, à la rubrique « Suisse » des « informations générales ».

Micheline Calmy-Rey


Dans un interview accordé à la Tribune de Genève, et publié le 29 mars 2004, Micheline Calmy-Rey se donne des airs de martyre et affirme, notamment : « Ces accusations ne sont que frustrations et gesticulations électoralistes. Elles tentent de discréditer ma gestion financière et celle du Conseil d’Etat. (...) Enfin, on sous-entend que j’aurais trompé les citoyens pour obtenir mon élection au Conseil fédéral. C’est ridicule. (...) Il s’agit là du troisième procès d’intention que l’on me fait. Il y a eu tout d’abord celui concernant la Banque Cantonale de Genève, pour le sauvetage de laquelle je me suis beaucoup engagée. Aujourd’hui, la BCGe réalise à nouveau des bénéfices, ce dont je suis très heureuse. »

La Tour Baudet, siège du gouvernement genevois

Tout d’abord, on relèvera que Micheline Calmy-Rey se montrerait nettement moins complaisante si on inversait les rôles et que les mêmes faits étaient reprochés à quelque politicien d’un parti adverse. Ainsi, lorsqu’elle prétend réduire les critiques à des « frustrations et gesticulations électoralistes », l’argument paraît un peu léger...

Micheline Calmy-Rey n’est pas davantage convaincante lorsqu’elle affecte de s’indigner à l’idée qu’on puisse la soupçonner d’avoir « trompé les citoyens pour obtenir [son] élection au Conseil fédéral ». En effet, les politiciens s’efforcent continuellement de tromper les citoyens.

Durant toute sa carrière politique genevoise, Micheline Calmy-Rey n’a pas cessé de couvrir les malversations du milieu politique local, à commencer par les malversations commises par des membres de son parti prétendument « socialiste ». C’est cette attitude de complicité qui lui a permis de se forger une image de « rassembleuse consensuelle » et d’être désignée, par son parti, pour la candidature au Conseil fédéral.

L’escroc et député "socialiste" genevois Alberto Velasco, dont on peut lire les "exploits" à la rubrique Corruption de interet-general.info

De même, Micheline Calmy-Rey a couvert les malversations commises par les anciens dirigeants de la Banque cantonale de Genève, alors qu’elle siégeait au conseil d’administration de cette banque, ainsi que par la suite, jusqu’au moment où la BCGe a été déclarée en faillite virtuelle par la Commission fédérale des banques, en raison de pertes de l’ordre de 3 milliards de francs suisses...

A ce moment-là, Micheline Calmy-Rey prétend avoir « sauvé la Banque cantonale de Genève ». Comment a-t-elle « sauvé » cette banque ? Tout simplement en refilant l’ardoise aux contribuables genevois. N’importe quel escroc est capable d’en faire autant...

Frank BRUNNER

Le siège de la Banque cantonale de Genève

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