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lundi 27 mars 2017
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AP, 20 mars 2007

Corruption : Le ministre israélien des Finances entendu pour une affaire de détournement de fonds

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Vue de Jérusalem

JERUSALEM (AP) - Le ministre israélien des Finances a été entendu, mardi 20 mars 2007, par la police dans le cadre d’une affaire de détournement de fonds, devenant le dernier membre en date de la classe politique de l’Etat hébreu inquiété par la justice de son pays.

Israël


Selon les médias israéliens, Avraham Hirchson est suspecté de ne pas avoir signalé, en 2003, le détournement d’environ un million de dollars (750000 euros) par un de ses collaborateurs, alors qu’il occupait un autre poste. Le "Jerusalem Post" a rapporté, mardi 20 mars 2007, qu’Avraham Hirchson avait licencié ce collaborateur, mais n’avait pas alerté la police. Le porte-parole de la brigade financière de la police israélienne, Micky Rosenfeld, a indiqué, mardi 20 février, que le ministre des Finances avait été entendu pendant six heures. Il n’a donné aucun autre détail.

Avraham Hirchson

Cette audition est la dernière affaire judiciaire en date touchant la classe politique israélienne. Le président Moshe Katsav risque notamment une mise en examen pour viol et agression sexuelle, et le Premier ministre, Ehud Olmert, pourrait faire l’objet d’une enquête pénale sur son rôle dans la vente d’une des plus grandes banques du pays. Ehud Olmert a été accusé de corruption à plusieurs reprises mais n’a jusqu’ici jamais été condamné.

Associated Press

Ehud Olmert

Commentaire

On ne saurait trop recommander aux politiciens israéliens corrompus de s’exiler à Genève, véritable paradis pour les ripoux politicards. En arrivant à Genève, que les exilés n’oublient pas de lancer la fameuse tirade du martyr : "Toute cette affaire n’est qu’une basse manoeuvre électoraliste ! A travers moi, c’est mon parti qu’on s’efforce de discréditer !"

Le milieu politique local compte plusieurs juifs qui pourront se charger de faire les présentations. Non seulement, à Genève, les ripoux ne sont pas inquiétés par la magistrature, mais ce sont les plaignants qui se font condamner. Cela contribue à rendre le canton de Genève tellement attractif et lui vaut sa réputation universellement enviée de république bananière.

C’était notre minute de promotion touristique.

Frank BRUNNER

Vue du Palais de Justice de Genève

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