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mercredi 23 août 2017
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Tribune de Genève, 22 mars 2007

Corruption : L’extrême gauche dénonce la politique antisociale du gouvernement genevois

Suivi d’un commentaire


Vue de Genève

Trop, c’est trop ! Selon A Gauche Toute [une formation d’extrême gauche], le bilan du Conseil d’Etat [exécutif cantonal] genevois en matière de lutte contre le chômage ne cesse de s’empirer. Réunis, le 21 mars 2007 au matin pour une conférence de presse, les membres dirigeants du parti se sont dit scandalisés par le projet de l’Exécutif, qui vise à supprimer les emplois de réinsertion prévus pour les chômeurs en fin de droit.

Suisse


Le syndicaliste Rémy Pagani dénonce vivement « les entreprises faisant des bénéfices monumentaux mais qui n’engagent pas de chômeurs. La situation économique permet aux banques et aux assurances d’engranger des milliards, et au final, celles-ci ne redistribuent pas leurs bénéfices ». Il a promis le lancement d’un référendum pour combattre le projet de loi s’il était voté. Selon lui, la campagne de stigmatisation des chômeurs faite par les libéraux à Genève est aussi grave que le comportement des patrons. Il en résulte une absence claire de mesures pour venir en aide aux plus démunis.

Rémy Pagani

Alors que Jérôme Béguin (Les Communistes) relevait que « le gouvernement actuel de gauche ne s’attaquait qu’aux faibles », Salika Wenger critiquait les temps de travail partiels auxquels les entreprises forcent leurs employés à se soumettre. Elle regrette par ailleurs les allocations biffées aux chômeurs pour se payer des vêtements, un téléphone ainsi que les transports : « Cela veut-il dire que les personnes sans emploi devront postuler nues et aller sonner chez leurs voisins pour faire un appel ? », tonnait la membre des Indépendants.

HDC

Salika Wenger

Commentaire

On rappellera que, depuis leur élection, les membres du Conseil d’Etat genevois n’ont pas cessé de mentir et de tromper les citoyens. En diverses occasions, ils ont affirmé publiquement qu’il n’était pas question de toucher aux prestations sociales, alors qu’en réalité ils faisaient exactement le contraire, s’en prenant systématiquement aux plus démunis.

De surcroît, les membres du Conseil d’Etat genevois n’hésitent pas à bafouer cyniquement les droits juridiques les plus élémentaires des citoyens. On a déjà dénoncé le fait que l’Hospice Général -le service social du canton de Genève- refuse de délivrer aux usagers les "décisions individuelles motivées" indispensables pour saisir le Tribunal administratif. L’Hospice général a pourtant l’obligation légale de délivrer ces documents. Son refus est motivé par la volonté d’empêcher un procès contre l’Hospice Général. Il s’agit d’un abus d’autorité. Or, cet abus d’autorité est commis avec la complicité -et sans doute à l’instigation- du Conseil d’Etat genevois, dont les membres se croient manifestement tout permis.

Frank BRUNNER

Les ripoux du Conseil d’Etat genevois

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éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source