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10 avril 2007

Corruption : Le service social genevois fabrique des rapports bidons dans le but de discréditer les usagers avec lesquels il est en litige

par Frank BRUNNER


Vue de Genève

Nous avons déjà dénoncé, à l’occasion de plusieurs articles, les procédés crapuleux de la direction de l’Hospice Général -le service social du canton de Genève- à l’égard des usagers qui se plaignent d’abus.

Suisse


Nous avons récemment pris connaissance d’un « rapport » concocté par l’Hospice Général à propos d’un usager qui a déposé des plaintes pénales pour abus d’autorité. Ce rapport, rédigé sur papier à en-tête de l’Hospice Général, n’est pas signé. Toutefois, il émane de la direction. En résumé, une série d’allégations floues, calomnieuses, fielleuses, et de faits ou de propos systématiquement dénaturés, visent à présenter l’usager comme un individu refusant toute coopération, et physiquement dangereux, auquel on ne pourrait quasiment s’adresser qu’à travers une vitre blindée... Les mêmes allégations floues et jamais prouvées sont répétées comme des faits avérés dans des lettres émanant de membres du personnel et de la direction. La moindre vétille est montée en épingle et dramatisée à outrance pour faire croire à une attitude insupportable de la part de l’usager. Cet usager est d’ailleurs fallacieusement présenté comme un profiteur qui aurait vécu de l’aide sociale pendant une vingtaine d’années. On constate que la direction de l’Hospice Général est la première à propager des clichés sur la prétendue fainéantise des pauvres et leur soi-disant mentalité de parasites. Le rapport reproche même à l’usager de défendre ses droits face aux abus de l’Hospice Général, lesquels sont purement et simplement niés. Il est à peine croyable qu’un rapport administratif puisse faire étalage d’une telle mauvaise foi à l’égard d’un usager.

Vue du siège de l’Hospice Général

Ce rapport bidon a été remis, en guise de « preuve », à un inspecteur de la police de Sûreté genevoise chargé d’enquêter sur la base d’une plainte pénale pour calomnie et abus d’autorité déposée par un usager contre des membres du personnel et la direction de l’Hospice Général. Il s’agit donc d’une fausse « preuve » visant à induire la justice en erreur.

Frank BRUNNER

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