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dimanche 26 février 2017
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AFP, 16 avril 2007

Informations internationales : Le nombre de déplacés dans le monde a doublé en 2006, à 4 millions


Des réfugiés sri lankais fuient les combats

GENEVE (AFP) - Les crises au Liban et en Irak ont fait doubler en 2006, à quatre millions, le nombre de personnes déplacées dans le monde en l’espace d’un an, indique, lundi 16 avril 2007, un rapport, qui dénonce les "stratégies délibérées" d’expulsion de certains Etats à l’encontre de leur propre population.

Des réfugiés somaliens au nord du Kenya, le 17 octobre 2006


Le Conseil norvégien pour les réfugiés, une organisation humanitaire non-gouvernementale, a dénombré, fin 2006, un total de 24,5 millions de personnes déplacées à l’intérieur même de leur pays (à la différence des réfugiés stricto sensu qui fuient à l’étranger), dans ce rapport publié à Genève. "Quelque 4 millions de personnes ont été déplacées en 2006 du fait de conflits armés, soit plus de deux fois plus que lors des années précédentes", a observé Tomas Colin Archer, secrétaire général du Conseil. A la fin de 2006, environ 3,6 millions de déplacés avaient pu rentrer chez eux, mais le total a tout de même augmenté à 24,5 millions contre 23,7 millions à fin 2005.

Des réfugiés en République centrafricaine

"Avec la prolifération des mouvements armés dans de nombreux conflits, le déplacement de civils n’est souvent pas seulement une conséquence de la guerre, mais bien une stratégie délibérée utilisée à la fois par les mouvements rebelles et les Etats", ont déploré les auteurs du rapport annuel sur les déplacés dans le monde. Selon les termes des conventions internationales, les Etats ont une obligation d’aide envers les étrangers réfugiés sur leur sol et les déplacés relèvent de la responsabilité de leur gouvernement. "Or, dans de nombreux cas, ce sont ces mêmes Etats qui provoquent ces déplacements forcés", rappelle le rapport. Parmi les dix-sept pays où les gouvernements ou des forces d’occupation ont directement ou indirectement provoqué des déplacements de population, le rapport cite la Centrafrique, où le nombre de déplacés est passé de 50000 à 150000 en l’espace d’un an, et le Tchad, où les incursions soudanaises dans l’est du pays ont déplacé brusquement 100000 personnes. Près de la moitié des personnes nouvellement déplacées en 2006 l’ont été en Irak, et au Liban durant les combats entre Israël et le Hezbollah. La plupart des déplacés au Liban comme en Israël sont rentrés chez eux après le cessez-le-feu conclu en août 2006, mais les Irakiens continuent à fuir du fait de la violence entre chiites et sunnites. Les déplacés les plus nombreux se trouvent au Soudan (5 millions), en Colombie (3,8 millions), en Irak, en Ouganda et en République démocratique du Congo (1,7 million chacun).

Des réfugiés fuient les combats en République démocratique du Congo

Le rapport estime que huit pays réagissent "avec indifférence ou hostilité" aux besoins de protection de leurs populations déplacées et ne leur apportent au mieux qu’une assistance humanitaire très limitée. Outre la Centrafrique et la République démocratique du Congo, il s’agit de la Birmanie, de l’Indonésie (Papouasie occidentale), du Pakistan, de la Somalie, du Soudan et du Turkménistan.

Plusieurs millions d’autres personnes ont été déplacées à la suite de catastrophes naturelles, selon le rapport.

Agence France Presse

Un camp de réfugiés soudanais au Darfour

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