JERUSALEM (Reuters) - Israël est prêt à engager de nouvelles discussions en vue de parvenir à un "accord de principes" qui permettrait l’établissement d’un Etat palestinien sur 90 % des territoires palestiniens, rapporte le quotidien Haaretz.
Si, dans un premier temps, le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, veut parler avant tout des dossiers économiques et institutionnels avec le président palestinien, Mahmoud Abbas, il espère aussi avancer sur la question des frontières, ajoute Haaretz. Un "accord de principes" permettrait aux Palestiniens d’avoir leur propre Etat sur environ 90 % des territoires de la bande de Gaza et de Cisjordanie occupée, poursuit le journal. Israël proposerait également de relier la bande de Gaza et la Cisjordanie par un tunnel, ainsi qu’un échange de territoires qui permettrait à l’Etat juif de conserver les principales colonies de peuplement installées dans les zones occupées en 1967.
Ces informations circulent alors que la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, et le secrétaire à la Défense, Robert Gates, viennent d’annoncer qu’ils se rendront, la semaine prochaine, dans la région, pour solliciter l’aide des pays arabes en vue de stabiliser l’Irak et de relancer le processus de paix israélo-palestinien. Condoleezza Rice et Robert Gates quitteront Washington, le 30 juillet, pour Charm El-Cheikh, en Egypte, pour des entretiens avec le Conseil de coopération du Golfe (CCG), l’Egypte et la Jordanie. Le Conseil de coopération du Golfe regroupe Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis. Ils se rendront ensuite en Arabie saoudite. Condoleezza Rice gagnera ensuite séparément Jérusalem pour des entretiens avec les dirigeants israéliens, puis Ramallah pour s’entretenir avec le président, Mahmoud Abbas, avant de rentrer à Washington, le 2 août 2007.
Mardi 24 juillet 2007, le gouvernement israélien a souhaité que la visite sans précédent d’émissaires égyptien et jordanien, mercredi 25 juillet 2007, à Jérusalem et Tel Aviv, ouvre progressivement la voie à des discussions plus larges sur le plan de paix adopté, en 2002, par la Ligue arabe. Il s’agit de la première visite en Israël des membres du groupe de travail que la Ligue arabe a mis sur pied, en avril 2007, pour entretenir le contact avec l’Etat juif au sujet de ce plan. Miri Eisin, porte-parole du chef du gouvernement israélien, a salué une "étape importante" qui montre la volonté des deux parties de "répondre positivement à une initiative en devenir, sans en accepter au préalable tous les éléments." Le plan d’inspiration saoudienne propose la restitution de tous les territoires conquis par l’armée israélienne, en 1967, en échange de l’établissement de liens diplomatiques avec l’ensemble des pays arabes, ainsi que la création d’un Etat palestinien et l’adoption d’une solution juste pour les réfugiés.
En visite actuellement dans la région, Tony Blair, émissaire du Quartet des médiateurs internationaux, a entrevu "des possibilités", tout en écartant l’hypothèse d’une avancée majeure à brève échéance. Après avoir rencontré, mardi 24 juillet 2007, le président israélien, Shimon Peres, Ehud Olmert, Mahmoud Abbas, et le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, l’ancien chef du gouvernement britannique se rend, mercredi 25 juillet 2007, dans le Golfe.
Reuters