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jeudi 27 juillet 2017
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1er août 2007

Corruption : On reparle des abus du service social genevois

par Frank BRUNNER


A l’occasion de plusieurs articles, nous avons dénoncé les agissements de l’Hospice Général -le service social du canton de Genève- au préjudice des usagers. Les droits les plus élémentaires de ceux-ci sont systématiquement bafoués, contournés ou « interprétés » en sorte d’être vidés de leur contenu, et la direction n’hésite pas à calomnier ceux qui se rebiffent contre ces abus, allant jusqu’à inventer des accusations forgées de toutes pièces dans le but de les discréditer. Ces agissements bénéficient de la complicité du Conseil d’Etat -l’exécutif cantonal- et de la magistrature locale.

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Alors qu’il est censé leur venir en aide, l’Hospice Général a une attitude foncièrement malveillante à l’égard des usagers. Tous les prétextes sont bons pour leur nuire. Il suffit qu’un usager manque un rendez-vous de routine pour que l’Hospice Général bloque aussitôt le paiement du loyer, des primes d’assurances et le versement du « minimum vital », sans se soucier des conséquences pour l’usager, ni même chercher à connaître les motifs qui lui ont fait manquer le rendez-vous. Or, ce manquement peut être dû à un simple oubli ou à une hospitalisation consécutive à un accident, par exemple. L’usager n’est même pas informé de la décision de bloquer les paiements, alors que, légalement, elle devrait lui être notifiée par écrit, sous la forme d’une « décision individuelle motivée » susceptible de recours auprès du Tribunal administratif. Sans cette « décision individuelle motivée », le Tribunal administratif ne peut pas être saisi et les droits juridiques des usagers sont bafoués.

Le conseiller d’Etat (ministre cantonal) genevois François Longchamp est totalement complice des abus perpétrés par ses subordonnés

Les ripoux sont systématiquement assurés de l’impunité. Le Parquet classe les plaintes des usagers en refusant de procéder à une enquête et la Chambre d’accusation -instance de recours contre les décision du Parquet- s’aligne automatiquement sur lui. Entre crapules, on s’entend comme larrons en foire et on est toujours disposé à se couvrir réciproquement.

Frank BRUNNER

Daniel Zappelli, le procureur général corrompu du canton de Genève

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    éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source