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vendredi 23 juin 2017
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23 août 2007

Corruption : Comment la magistrature suisse protège les ripoux

par Frank BRUNNER


Vue de la cour intérieure du Palais de Justice de Genève

A l’occasion d’articles antérieurs, nous avons relaté comment Beatriz Bolz, une assistante sociale de l’Hospice Général -le service social genevois- a lancé des accusations calomnieuses contre un usager qu’elle a subitement accusé, plus d’un mois après leur dernière rencontre, de l’avoir menacée et intimidée à l’occasion de cette rencontre. Son supérieur hiérarchique direct, Hugo Lopez, a contre-signé ces accusations, alors même qu’il ne savait rien de la réalité des faits. Il n’en savait rien de plus que ce que Beatriz Bolz avait pu lui en dire.

Nous avons relaté comment Alain Koly, le directeur de l’Action sociale, et Michel Nicolet, le directeur-adjoint de l’Action sociale, non contents de couvrir leurs subordonnés, en l’absence d’une quelconque preuve de la véracité de leurs allégations, en ont rajouté une couche, affirmant non moins calomnieusement qu’au cours des années écoulées l’usager aurait déjà menacé des membres du personnel de l’Hospice Général et même rencontré à maintes reprises des responsables pour en discuter.

Nous avons relaté comment le Conseil d’Etat genevois -l’exécutif cantonal-, saisi à son tour par l’usager, a hypocritement prétendu avoir « enquêté » et mensongèrement affirmé que son enquête aurait confirmé les allégations des ripoux de l’Hospice Général.

Enfin, nous avons relaté comment le Parquet genevois s’est empressé de classer la plainte pénale déposée par l’usager en refusant de procéder à une enquête et comment la Chambre d’accusation -instance de recours contre le Parquet- s’est alignée sur lui.

Suisse


L’enquête que tout ce beau monde redoutait tant a été menée par le sous-signé et a démontré qu’à tous les échelons on n’a jamais eu d’autre préoccupation que celle de couvrir les ripoux de l’Hospice Général. Il s’agit donc d’une conspiration de crapules politico-judiciaires déterminées à bafouer les droits les plus élémentaires d’un citoyen et n’hésitant pas à se couvrir réciproquement. Ces procédés sont routiniers dans le canton de Genève, où le milieu politique et la magistrature sont aussi corrompus qu’on peut l’être et d’une malhonnêteté intellectuelle sans limite.

Les ripoux du Conseil d’Etat genevois en compagnie du chancelier Robert Hensler (au second rang à l’extrême droite)

A peine la plainte pénale de l’usager avait-elle été classée par le Parquet genevois, l’enquête menée par nos soins a prouvé que Beatriz Bolz a rédigé des rapports bidons -et non signés- bourrés d’allégations mensongères, visant à discréditer l’usager et à le dépeindre comme un fou dangereux. Beatriz Bolz agissait sur instructions de la direction de l’Hospice Général.

De surcroît, Beatriz Bolz a rédigé une note, destinée à un inspecteur de la police de Sûreté, que son supérieur hiérarchique direct, Hugo Lopez, s’est, là encore, contenté de signer aveuglément comme s’il en était l’auteur.

Notre enquête a également prouvé que les allégations de menaces antérieures soi-disant proférées par l’usager et de rencontres avec des responsables « pour en discuter » sont une pure invention de la direction de l’Hospice Général.

Vue du siège de l’Hospice Général

A la suite de l’enquête menée par le sous-signé, l’usager a déposé une nouvelle plainte pénale contre Beatriz Bolz, ses supérieurs hiérarchiques et quiconque aurait couvert leurs agissements. Les membres du Conseil d’Etat genevois étaient clairement visés. Cette nouvelle plainte était étayée par la preuve des mensonges éhontés de tout ce beau monde. Elle dénonçait le fait que l’Hospice Général a délibérément trompé l’inspecteur de la police de Sûreté, délibérément induit la justice en erreur au moyen d’accusations inventées et de fausses « preuves », et que le Conseil d’Etat n’a nullement enquêté, puisqu’une enquête aurait démontré que les accusations à l’encontre de l’usager ne reposaient sur rien. Cette fois encore, Daniel Zappelli, le Procureur Général du canton de Genève, s’est empressé de classer la plainte en niant purement et simplement qu’une infraction pénale ait été commise par les ripoux...

Daniel Zappelli, le Procureur général corrompu du canton de Genève

Saisi à son tour de la première plainte pénale déposée par l’usager, le Tribunal fédéral suisse, s’abstenant d’entrer en matière sur le fond, a débouté le recourant pour des raisons de forme, en lui déniant le droit de recourir contre les ripoux de l’Etat de Genève, pour le motif que les infractions dénoncées « n’entrent pas dans le champ d’application de la loi sur l’assistance aux victimes d’infractions » et que, de ce fait, « le recourant n’a pas qualité pour recourir au Tribunal fédéral contre le refus des autorités cantonales d’engager une action pénale. »

Vue du Tribunal fédéral suisse, à Lausanne

On mentionnera qu’aucun des magistrats successivement saisis de cette affaire n’a contesté la véracité des faits dénoncés par l’usager et qu’aucun des ripoux dont les agissements ont été dénoncés sur le site interet-general.info n’a osé déposer plainte contre le sous-signé.

Frank BRUNNER

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