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lundi 24 juillet 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Iran (1ère partie) : Du 12 janvier 2004 au 23 juin 2004
AFP, 6 avril 2004

L’Iran promet de nouveau à Mohamed El Baradei une pleine coopération sur le nucléaire


Le siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), à Vienne

TEHERAN (AFP) - L’Iran a promis, mardi 6 avril 2004, au directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Mohamed El Baradei, d’intensifier sa coopération et de répondre rapidement aux questions en suspens pour dissiper les doutes sur son programme nucléaire.

Mohamed El Baradai


M. El Baradei a déclaré à la presse, à l’issue d’une réunion d’environ cinq heures avec le chef du Conseil suprême de la sécurité nationale, Hassan Rohani, que la République islamique prendrait des "mesures positives" et que les deux parties avaient convenu d’un "calendrier" pour régler les questions en suspens.

"M. Rohani m’a assuré que nous recevrons des informations importantes avant la fin du mois d’avril 2004, et nous espérons également recevoir des informations dans le cadre du protocole additionnel (au Traité de non-prolifération nucléaire) d’ici la mi-mai", a-t-il ajouté.

"Nous nous sommes mis d’accord sur un plan d’action avec un calendrier pour avancer sur les questions importantes en suspens", a dit M. El Baradei, qualifiant les résultats de son entretien de "positifs".

Vue de Teheran

L’Iran avait remis à l’AIEA, en octobre 2003, une déclaration présentée comme complète de ses activités nucléaires. Mais ce pays a ensuite été condamné par l’agence de sûreté nucléaire de l’ONU pour avoir caché des activités sensibles, notamment un projet de fabrication de centrifugeuses P2 capables d’enrichir de l’uranium.

Téhéran a signé, en 2003, le protocole additionnel, qui autorise des inspections surprises de ses sites, et s’est engagé à l’appliquer avant même sa ratification par le Parlement.

"Il est dans l’intérêt de l’Iran et de la communauté internationale que nous terminions notre travail ici le plus tôt possible (...) Je suis très satisfait des résultats de ma rencontre avec M. Rohani", a-t-il indiqué.

L’Iran s’est engagé à fournir des informations notamment sur la contamination et les centrifugeuses P2. Il a aussi promis de remettre à l’AIEA des déclarations prévues dans le cadre du protocole additionnel.

M. Rohani a de nouveau assuré que les traces d’uranium hautement enrichi provenaient de matériels d’origine pakistanaise achetés par l’Iran à des intermédiaires.

Vue de Teheran

Auparavant, le directeur de l’Organisation iranienne de l’énergie nucléaire Gholam Reza Aghazadeh a déclaré que l’Iran avait accepté d’"arrêter à la demande de l’agence et à partir du 9 avril 2004 la construction et l’assemblage de toutes les pièces" utilisées pour l’enrichissement de l’uranium.

Une nouvelle équipe d’inspecteurs de l’AIEA doit arriver en Iran le 12 avril 2004 pour vérifier que cette suspension est bien respectée.

En revanche, M. Aghazadeh a indiqué que l’Iran avait refusé la demande de M. El Baradei de "reporter" la reprise de son activité de conversion d’uranium dans le complexe d’Ispahan.

"Nous avons le droit de poursuivre cette activité", a affirmé le responsable iranien, ajoutant avec ironie qu’il aurait plutôt attendu de l’AIEA qu’elle "félicite (l’Iran) pour (...) la maîtrise de cette technologie".

L’usine de conversion de combustible d’Ispahan est l’étape antérieure à celle de l’enrichissement de l’uranium de Natanz.

Natanz, vu par satellite

Pour sa part, M. Rohani a souligné que son pays ne renoncera jamais à la maîtrise de la technologie de l’enrichissement de l’uranium et voulait devenir "un des pays maîtrisant cette technologie".

Il a déclaré que "l’Iran ne cachait aucun programme nucléaire parallèle car un pays signataire du protocole additionnel est tout simplement dans l’impossibilité de le faire".

Il a également affirmé que l’Iran "réagira avec force", si après la réunion du Conseil des gouverneurs de l’AIEA en juin 2004, le dossier de l’Iran était toujours inscrit à l’ordre du jour de l’agence ou n’était pas clos.

"Mais personnellement, je ne pense pas que nous quitterions le TNP", a-t-il ajouté.

Agence France Presse

Hassan Rowhani

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