retour article original

jeudi 23 mars 2017
Vous êtes ici Accueil Informations internationales Afrique Ethiopia
AFP, 13 septembre 2007

Ethiopia : Les rebelles d’Ogaden exhortent le monde à stopper un génocide

Suivi d’un commentaire


Des rebelles de l’ONLF

Les rebelles du Front national de libération de l’Ogaden (ONLF) ont exhorté, jeudi 13 septembre 2007, la communauté internationale à faire pression sur le régime éthiopien pour qu’il cesse ses opérations armées dans la région de l’Ogaden, les qualifiant de "crimes de guerre" et de "génocide".

Ethiopia


Samedi 8 septembre 2007, le coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU, John Holmes, s’est dit préoccupé par la situation humanitaire dans l’Ogaden et a dénoncé la décision d’Addis Abeba d’en expulser le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et d’en interdire l’accès à l’ONG Médecins sans frontières (MSF). De nombreux témoignages concordants d’ONG travaillant dans la région et de déplacés font état, depuis, de violences attribuées aux forces gouvernementales éthiopiennes, notamment des viols, des pendaisons et des raids contre des villages. Médecins sans frontières a estimé, la semaine dernière, à Nairobi, qu’une crise humanitaire majeure se profilait en Ogaden.

Des rebelles de l’ONLF

Le Front national de libération de l’Ogaden, créé en 1984, demande notamment l’autonomie pour cette région frontalière de la Somalie. Il a revendiqué plusieurs attaques, depuis début 2007, dans cette région, notamment, en avril, contre une installation pétrolière chinoise. "Nous appelons les pays donateurs à faire pression sur le régime éthiopien afin qu’il mette fin à sa campagne brutale contre notre population civile et qu’il permette aux journalistes et organisations humanitaires internationaux de se rendre et de travailler librement en Ogaden", selon un communiqué du Front national de libération de l’Ogaden. Des milliers de civils ont fui l’Ogaden pour la Somalie voisine au cours des quatre derniers mois, ajoute l’organisation. Dans son communiqué, le Front national de libération de l’Ogaden indique que "les civils ayant fui fournissent les meilleurs témoignages de la politique de punition collective menée par le régime éthiopien dans l’Ogaden". "Le fardeau de ces familles prouvent au monde que malgré les démentis du régime (d’Addis Abeba), les crimes de guerre se poursuivent en Ogaden". "Les Nations Unies portent une responsabilité particulière en vue d’enquêter de façon approfondie sur ces crimes de guerre et de stopper un autre génocide africain en cours", juge l’ONLF, qui exhorte l’ONU à apporter une aide humanitaire à ces civils.

Des rebelles de l’ONLF

Réagissant à ce communiqué, Bereket Simon, porte-parole du Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, a affirmé, jeudi 13 septembre 2007, à l’AFP, que le gouvernement "n’avait jamais lancé de campagne contre les civils dans l’Ogaden". "Ces allégations sont une tactique de diversion calculée par des groupes terroristes. Ce sont eux qui tuent des civils innocents comme ils l’ont montré par le passé", a-t-il accusé. "Le Front national de libération de l’Ogaden est une organisation terroriste (...) Le combat contre le terrorisme se poursuivra, mais il n’a jamais porté atteinte aux droits des personnes", a estimé le porte-parole.

Agence France Presse

Des rebelles de l’ONLF

Commentaire

Meles Zenawi ment comme il respire. Les déclarations successives qu’il a faites dans le cadre de l’invasion et de l’occupation de la Somalie se résument à une litanie de mensonges. A l’instar du gouvernement israélien et du gouvernement des Etats-Unis, Meles Zenawi désigne comme "terroriste" quiconque résiste à son oppression. Coutumier des arrestations arbitraires, de la torture et des massacres, Meles Zenawi bénéficie de la complicité du gouvernement des Etats-Unis, pour le compte duquel il a envahi la Somalie.

Frank BRUNNER

Meles Zenawi

Des rebelles de l’ONLF

Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source