par Claudia PARSONS
NATIONS UNIES (Reuters) - La France et l’Unicef ont invité, lundi 1er octobre 2007, la communauté internationale à signer "les engagements de Paris" interdisant le recours aux enfants dans les guerres et les aidant à se réinsérer dans la vie civile.
Cinquante-neuf Etats ont déjà signé, en février, ces "engagements de Paris" par lesquels ils s’engagent à redoubler d’efforts pour empêcher le recrutement d’enfants dans les conflits armés. Sept nouveaux pays les ont signés, lundi 1er octobre 2007, lors d’une réunion organisée, à New York, en marge de l’assemblée générale des Nations Unies. Les sept pays sont l’Argentine, la Croatie, le Guatemala, le Laos, la Mauritanie, le Maroc et l’Ukraine. Parmi les pays déjà signataires figurent un certain nombre d’Etats africains où l’on compte de nombreux enfants-soldats comme l’Angola, l’Ouganda, la République démocratique du Congo et le Tchad.
Cette réunion s’est tenue à l’initiative de Rama Yade, nouvelle secrétaire d’Etat française aux Droits de l’homme, en accord avec l’Unicef, qui estime à plus de 250000 le nombre d’enfants enrôlés ou utilisés par les armées dans les guerres dans le monde en 2006. "Tous les pays affirment soutenir les engagements et les principes de Paris", a expliqué devant la presse la jeune ministre, d’origine sénégalaise, du président, Nicolas Sarkozy. "Le problème est que certains acceptent de signer et d’autres pas". Rama Yade a cité l’exemple des Etats-Unis, un pays qui appuie les principes de base mais n’a pas signé ce texte, parce qu’il est hostile à une clause relative à la Cour pénale internationale.
Claudia PARSONS
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