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AP, 18 octobre 2007

L’Egypte exige des explications des pays européens qui n’ont pas soutenu son appel à un Proche-Orient dénucléarisé


Vue du siège de l’AIEA, à Wien

VIENNE - L’Egypte a envoyé une lettre de protestation à de très nombreux pays de l’Union européenne, pour exprimer sa "stupéfaction et son regret" devant leur refus de soutenir l’appel du Caire pour un Proche-Orient dépourvu d’armes nucléaires, lors de la conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), en septembre. La lettre, datée du 4 octobre et signée du ministre des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, dont l’Associated Press a obtenu un exemplaire mercredi 17 octobre 2007, demande également aux Européens d’expliquer leur position.

Egypte


Israël est considéré comme une puissance nucléaire malgré le fait que l’Etat hébreu n’ait jamais avoué être doté de la bombe. La missive concerne une résolution non-contraignante présentée par l’Egypte lors de la conférence annuelle de l’Agence internationale de l’énergie atomique, en septembre. Traditionnellement, les pays européens ont soutenu les résolutions appelant à un Proche-Orient dépourvu d’armes nucléaires, mais, en 2007, 25 des 27 membres de l’Union européenne se sont abstenus lors du vote, qui s’est soldé par l’adoption de la résolution. Seuls les Etats-Unis et Israël, clairement visé par la résolution, ont voté contre. Les pays européens avaient voté pour une résolution similaire, en 2006, première année où l’objection d’Israël a forcé l’Agence internationale de l’énergie atomique à organiser un vote. Les années précédentes, la résolution sur l’"Application des garanties de l’Agence internationale de l’énergie atomique au Moyen-Orient" était adoptée par consensus.

Les installations nucléaires israéliennes de Dimona vues par satellite

L’Egypte a appris "avec stupéfaction et regret (...) que ce soutien n’était plus disponible à la dernière session de la conférence générale" de l’Agence internationale de l’énergie atomique, selon la lettre. "L’Egypte ignore les raisons de fond qui ont mené votre pays a prendre une telle décision et je voudrais donc apprécier grandement vos opinions sur la question", écrit le chef de la diplomatie égyptienne. Aucun pays européen n’a réagi dans l’immédiat, mais l’Italie devrait envoyer une réponse pour expliquer sa position.

Associated Press

Ahmed Aboul Gheit

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