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AFP, 8 avril 2004

Irak : Le gouvernement des Etats-Unis s’efforce toujours de criminaliser la résistance


WASHINGTON (AFP) - Le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld a reconnu, mercredi 7 avril 2004, que les violences en Irak constituaient un "sérieux problème", qui nécessitera sans doute de prolonger la mission de certains soldats américains déployés, tout en insistant sur le nombre "relativement faible" des insurgés, selon lui.


Il s’agit d’"un petit nombre de terroristes, d’un petit nombre de miliciens, de quelques manifestations et actes hors-la-loi", mais "c’est un problème sérieux", a dit M. Rumsfeld lors d’un point-presse au Pentagone.

Mais "nous n’avons affaire, en aucun cas à une armée (...) cherchant à renverser la situation", a-t-il insisté. "Ni à un soulèvement populaire", a relevé de son côté le chef d’état-major interarmées, le général Richard Myers, également présent. M. Rumsfeld a affirmé que les insurgés ne réussiraient pas à "faire dérailler" le processus de reconstruction.

"Et nous ne permettrons certainement pas que des fugitifs recherchés par la justice irakienne freinent les progrès vers une vie meilleure" pour la grande majorité des Irakiens, a-t-il ajouté, faisant allusion au chef radical chiite Moqtada Sadr, contre lequel a été lancé un mandat d’arrêt.

Il a estimé que la milice de Moqtada Sadr comptait "entre mille et 6000" membres, le Pentagone ayant avancé ces derniers jours qu’ils étaient quelque 3000.

Les deux responsables de la Défense ont expliqué qu’ils n’étaient pas complètement surpris par le regain de violence. "Nous savions qu’il y aurait des risques pendant la rotation de nos troupes (en cours) et qu’il y aurait un risque croissant de violences pendant la période du pèlerinage (chiite) et d’attaques à l’approche du transfert de la souveraineté aux Irakiens", a souligné M. Rumsfeld.

Et il a reconnu que la ville sainte de Najaf ne se trouvait plus sous le contrôle des forces de la coalition, expliquant qu’elles avaient décidé de se tenir éloignées en raison du pèlerinage chiite dans cette ville, où s’est également retranché Moqtada Sadr et certains de ses partisans.

Face à cette situation, une partie des militaires américains actuellement déployés en Irak vont sans doute être appelés à prolonger leur séjour, a-t-il annoncé, sans donner de précision sur leur nombre ou l’étendue de leur mission.

Il a indiqué qu’il reviendrait aux commandants sur le terrain de définir les besoins. "Nous allons vraisemblablement adapter le rythme des redéploiements pour permettre aux troupes qui ont une expérience et des relations avec la population locale de rester jusqu’au terme de cette situation", a indiqué M. Rumsfeld.

Le plan américain de rotation des troupes prévoit, en quelque mois, de remplacer 115000 soldats quittant l’Irak par le même nombre de soldats. Mais afin de permettre un relais efficace entre ces unités, leur nombre est actuellement "particulièrement élevé", à plus de 135000 hommes, a-t-il rappelé.

Et l’armée "compte tirer partie de cet avantage", a encore expliqué le secrétaire à la Défense. M. Rumsfeld a par ailleurs indiqué que neuf personnes avaient été interpellées à Falloujah par les forces de la coalition, dans le cadre de la vaste opération menée dans cette ville à la recherche des responsables de l’attaque qui a coûté la vie à quatre employés américains de sécurité, le 31 mars 2004.

Agence France Presse

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