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AFP, 24 novembre 2007

Informations internationales : L’ONU estime que l’utilisation du Taser X-26 est "une forme de torture"


Un Taser

GENÈVE (AFP) - Le Comité de l’ONU contre la torture a estimé, vendredi 23 novembre 2007, que l’utilisation du pistolet Taser à impulsions électriques constitue "une forme de torture" et "peut même provoquer la mort".

Un Taser


Le Comité a émis cet avis dans des recommandations délivrées, vendredi 23 novembre 2007, à l’Etat portugais qui a acheté des armes électriques "Taser X26" destinées à différents corps de police. Le Portugal "devrait envisager de renoncer à l’usage des armes électriques "Taser X26" dont les conséquences sur l’état physique et mental des personnes ciblées seraient de nature à violer" les dispositions de la Convention anti-torture de l’ONU, ont recommandé les experts. "L’usage de ces armes provoque une douleur aigüe, constituant une forme de torture", selon le Comité, composé de dix experts indépendants. "Dans certains cas, (l’usage de ces armes) peut même causer la mort, ainsi que l’ont révélé des études fiables et des faits récents survenus dans la pratique", a fait valoir le Comité.

Un Taser X-26

Les pistolets Taser ont été mis en cause récemment dans les décès de trois hommes au Canada et de trois autres aux Etats-Unis. Le ministre de la Justice de la province canadienne de Nouvelle-Ecosse, Cecil Clarke, a annoncé, jeudi 22 novembre, avoir ordonné un réexamen immédiat de l’utilisation du Taser après le décès d’un homme ayant reçu une décharge de cette arme une trentaine d’heures plus tôt. Ce décès est intervenu alors que la mort, le 14 octobre au Canada, d’un immigrant polonais âgé de 40 ans qui avait reçu au moins deux décharges de Taser, a eu un retentissement international. Robert Dziekanski était mort, à l’aéroport de Vancouver, après avoir reçu au moins deux décharges de Taser, alors qu’il ne semblait pas opposer de résistance, selon une vidéo, filmée par un passager. En octobre 2007, un Montréalais avait été hospitalisé après avoir reçu une décharge de Taser et était mort quelques jours plus tard.

Pour le fabricant, des décès similaires ont été "attribués" par "la médecine et les analyses médico-légales" à "d’autres facteurs et non aux décharges électriques de basse intensité du Taser".

Agence France Presse

Un Taser

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