Le président bolivien, Evo Morales, a exproprié 180000 hectares de terres du Sud-Est de la Bolivie. Ils seront remis aux indigènes guaranis de la région. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la réforme agraire.
Selon le décret approuvé par le président, l’expropriation a été décidée "afin d’assurer le processus de regroupement et de redistribution de la terre au bénéfice du peuple indigène guarani du département de Chuquisaca". Cette mesure était nécessaire pour "éliminer les relations de servitude dans lesquelles se trouvent les familles guaranies dans des propriétés situées sur leur propre territoire historique". Les identités des propriétaires qui sont expropriés aux termes du décret n’ont pas été précisées.
La mesure s’inscrit dans le cadre de la loi sur la réforme agraire adoptée à l’initiative de M. Morales, par le parlement bolivien, en novembre 2006. Cette loi prévoit la confiscation et la redistribution de terres à des milliers de paysans pauvres. Premier Amérindien à avoir accédé à la présidence bolivienne, M. Morales avait célébré l’adoption de la loi en déclarant : "C’est la fin du pouvoir des latifundistes. Nous avons l’instrument pour en finir avec les grands propriétaires de l’Est".
Agence télégraphique suisse