retour article original

vendredi 26 mai 2017
Vous êtes ici Accueil Corruption
AFP, 6 décembre 2007

La corruption gangrène parlements et partis, police et tribunaux

Suivi d’un commentaire


Une affiche contre la corruption au Nigeria

BERLIN (AFP) - Parlements et partis, police et tribunaux sont perçus, partout dans le monde, comme les institutions les plus gangrénées par une corruption quotidienne généralisée, selon un nouveau rapport de l’ONG Transparency International (TI) publié jeudi 6 décembre 2007.

Une affiche contre la corruption au Nigeria


63199 citoyens de 60 pays du monde ont été interrogés dans le cadre de cette étude publiée à Berlin (siège de Transparency International) et intitulée "le baromètre de la corruption globale 2007", qui mesure leur perception de la corruption. Ce document "illustre clairement que trop souvent les gens doivent prendre sur de maigres ressources durement gagnées pour obtenir des services qui devraient être gratuits", a souligné la présidente de Transparency International, la Canadienne Huguette Labelle.

Huguette Labelle

Plus d’un citoyen sur dix a dû verser un pot-de-vin dans l’année écoulée pour avoir accès à un service. En Afrique, 42 % des personnes sondées ont dit avoir dû payer des petites sommes d’argent en échange d’un service, et en Asie, 22 % -soit une nette augmentation par rapport aux dernières années. Dans l’ensemble des pays considérés, 25 % de ceux qui ont été en contact avec la police se sont vu demander de payer une commission. Les magistrats réclament ou reçoivent aussi fréquemment des sommes d’argent, pour accélérer, clore ou changer le cours d’un dossier. Au Pakistan par exemple, 96 % des sondés ayant été en contact avec les tribunaux ont été confrontés à des pratiques de corruption. En Russie, quelque 210 millions d’euros seraient versés chaque année à titre de commissions aux tribunaux.

Une affiche contre la corruption au Nigeria

Parmi les pays pris en compte par l’enquête, Albanie, Macédoine, Kosovo, Roumanie, Pakistan, Philippines et Nigeria ont été les plus affectés dans la petite corruption quotidienne : au moins 30 % des personnes interrogées ont reconnu avoir dû s’acquitter de commissions pour obtenir le plus souvent un service de base. En Afrique et dans les pays de l’ex-URSS, la corruption la plus fréquemment observée a touché les services de santé et d’éducation. Chez les prestataires de services, les distributeurs de gaz et de téléphone sont les moins susceptibles de demander des pots-de-vin, selon Transparency International.

Une affiche contre la corruption au Nigeria

Parmi les institutions, les partis et les parlementaires, censés représenter l’intérêt public, pâtissent toujours de la plus mauvaise réputation en matière d’intégrité. Les institutions religieuses et les organisations non gouvernementales s’en sortent nettement mieux, même si la réputation des ONG a chuté. Inde et Philippines sont les pays où les populations sont les plus pessimistes, 79 % s’attendant à ce que la corruption, déjà omniprésente, s’aggrave. Les femmes sont en général plus pessimistes que les hommes. "Ces données mettent en lumière des scenarii effrayants de la vie réelle, où l’argent est extorqué aux citoyens innocents en situation extrêmement précaire, par exemple à l’occasion d’urgences médicales ou quand ils sont victimes de crimes", a dénoncé Mme Labelle.

Agence France Presse

Commentaire

On relèvera que les rapports de Transparency International ne portent pas sur la réalité de la corruption, mais seulement sur la perception que les gens ont de cette corruption. Il en résulte que, dans le palmarès de Transparency International, la Suisse est injustement privée de la place qui lui revient de droit sur le podium des pays les plus corrompus.

Vue du parlement fédéral suisse, à Berne. Les politiciens suisses sont tellement corrompus qu’ils ont légalisé la corruption à leur profit personnel et se livrent systématiquement au trafic d’influence en toute impunité

En Suisse, les politiciens sont tellement corrompus qu’ils ont légalisé et institutionnalisé la corruption à leur profit personnel. Le code pénal suisse ne reconnaît que la corruption des fonctionnaires. La corruption des politiciens est tout simplement censée ne pas exister. Aucun article du code pénal suisse ne s’y rapporte. Chaque politicien suisse peut, en toute légalité, siéger, à titre personnel, au conseil d’administration de toutes les sociétés disposées à lui verser un pot-de-vin appelé "jeton de présence". Certains politiciens collectionnent ainsi des dizaines de pots-de-vin. Aucun parti politique suisse ne dénonce ce système, car les politiciens de tous les partis ne demandent qu’à en profiter. Les médias suisses participent à cette situation de corruption généralisée en s’abstenant de la dénoncer et en la présentant même comme quelque chose de "normal". Quant aux citoyens qui dénoncent cette situation de corruption généralisée, soit ils sont censurés, soit ils se font traiter de "populistes". On mentionnera que les représentants suisses de Transparency International sont tellement conditionnés qu’ils considèrent eux-mêmes ce système comme "normal" et s’abstiennent de le dénoncer dans leurs rapports.

Frank BRUNNER

Daniel Zappelli, le procureur général corrompu du canton de Genève, en Suisse, classe systématiquement les plaintes pénales déposées contre ses petits copains politicards et s’oppose à l’ouverture d’enquêtes pénales contre eux. Ils bénéficie de la complicité de l’ensemble de la magistrature genevoise

Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source